Le Collège des Bernardins a récemment accueilli la seconde édition d’un bel évènement: un marathon littéraire consacré au Silmarillion de J.R.R. Tolkien.
Cet ouvrage fondateur de l’univers du Seigneur des Anneaux a été lu sans interruption pendant 21 heures par une soixantaine de lecteurs, dont une dizaine d’anciennes et actuelles élèves des Vignes, accompagnées de garçons du lycée Hautefeuille.
Cet événement s’inscrit dans le cadre du ciné-club fondé aux Bernardins par leur professeur de français.
Cette expérience avait permis de donner une grande visibilité aux jeunes lecteurs, qui avaient pris une place significative dans le programme.
Cette nouvelle édition du marathon accompagnait le lancement de l’exposition des tapisseries d’Aubusson, représentant les lieux emblématiques du Seigneur des Anneaux.
Un cadre majestueux pour une lecture d’exception.



Un défi exigeant et une préparation rigoureuse
Lire Le Silmarillion est un véritable défi. Considéré comme l’un des ouvrages les plus ardus de Tolkien, il regorge de noms propres complexes à prononcer, souvent en langue elfique. Mais à l’oral, le texte révèle toute sa beauté et sa musicalité.
Pour garantir une lecture de qualité, Madame de la Moissonnière a sélectionné des élèves ayant une diction claire, capables de lire face à un public en mouvement car durant ces 21 heures, les spectateurs allaient et venaient, s’arrêtaient devant les tapisseries, se restauraient, s’endormaient parfois avant de revenir écouter.
Pour trouver le juste ton, plus de cinq heures de répétitions ont été utiles. Ce n’était ni une lecture liturgique, ni une mise en scène théâtrale, mais une interprétation vivante et respectueuse du texte.
Le Collège des Bernardins avaient mis en place un dispositif sonore et lumineux remarquable, sublimant chaque mot.
Une ambiance hors du temps
Un public varié était présent : passionnés de Tolkien, simples curieux ou novices découvrant l’univers du professeur d’Oxford. L’atmosphère était unique, empreinte de solennité et de fascination. Certains spectateurs, captivés par l’intensité du moment, sont restés toute la nuit.



Des élèves engagées
Les élèves, pleinement conscientes de l’importance de leur mission, ont tout donné dans l’exercice en portant la voix du texte avec justesse. Leur présence a insufflé une énergie nouvelle, créant un pont entre cet ouvrage ancien et leur jeunesse.
Le directeurdu pôle des arts et de la culture du Collège des Bernardins et le commissaire de l’exposition les ont chaleureusement remerciées, soulignant la cohésion et l’enthousiasme du groupe.
Certaines lectrices ont travaillé leur diction jusqu’au dernier instant afin de perfectionner leur lecture. Elles ont vu, en action, la force de la littérature : un art qui transcende l’école et touche au plus profond de l’être.
Face à un tel succès, toute souhaitent revivre cette aventure. Ce marathon a démontré combien la lecture à voix haute est un exercice puissant, un acte de transmission unique. Lire, ce n’est pas seulement déchiffrer des mots, c’est donner vie à un texte.
Cette nuit aux Bernardins restera gravée dans les mémoires de celles et ceux qui y ont participé. Une nuit où, porté par la voix des jeunes lectrices, Le Silmarillion a résonné d’une manière inoubliable.


