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Bonjour Sophie, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Sophie, j’ai 24 ans et je fais partie de la promotion 2015 du collège des Vignes. J’ai ensuite poursuivi mes études au lycée Stanislas à Paris avant d’entamer six années de médecine à l’université Paris Descartes, devenue aujourd’hui Paris Cité.

Depuis septembre 2024, j’ai commencé mon internat de médecine générale à Lyon.

Quel impact les Vignes ont-elles eu sur ton parcours ?

Les Vignes m’ont appris la rigueur et la persévérance.

Même quand on avait du mal, les professeurs nous poussaient toujours en nous rappelant qu’on pouvait y arriver. Ce climat de confiance et d’encouragement a été une véritable bénédiction pour moi.

On ne s’en rend pas compte sur le moment, mais cette méthode de travail et ces valeurs nous marquent pour longtemps.

En arrivant aux Vignes, as-tu ressenti un changement par rapport à ton école primaire ?

Au début, c’était un véritable défi, mais c’était aussi ma première leçon d’adaptation. J’ai appris à structurer mon travail et à m’organiser efficacement, et c’est quelque chose qui m’a servi tout au long de mon parcours.

En quoi le collège des Vignes a-t-il été un atout pour toi ?

C’était un environnement familial et bienveillant.

On était très solidaires, que ce soit pour surmonter une mauvaise note ou célébrer une victoire.

Les traditions comme les concours de crèches ou les dîners de Thanksgiving ont renforcé notre esprit d’entraide.

J’ai aussi appris que le travail pouvait être un lieu de sanctification, une idée qui m’a marquée et que je redécouvre aujourd’hui dans ma vie professionnelle.

Que dirais-tu aux parents qui hésitent à inscrire leurs filles aux Vignes ?

L’éducation commence à la maison, mais le collège peut être un formidable complément.

Un établissement hors contrat de jeunes filles peut paraître atypique, mais c’est une expérience incroyable qui apporte bien plus que des connaissances académiques. J’ai reçu des valeurs humaines et spirituelles profondes qui m’accompagnent encore aujourd’hui.

Comment as-tu vécu le passage du collège au lycée ?

Honnêtement, ce n’était pas évident au début. Il y avait un vrai gap entre le collège et le lycée, et les premiers mois ont été un peu déstabilisants.

Heureusement, la formation aux Vignes m’avait donné de solides bases en méthodologie, ce qui m’a permis de m’adapter rapidement et de surmonter les difficultés.

Quand as-tu su que la médecine était ta voie ?

Ce n’était pas une vocation depuis l’enfance. J’avais simplement envie d’un métier qui me permette d’aider les autres tout en ayant un contact humain fort.

En venant d’un lycée parisien, on nous orientait souvent vers le droit, la prépa ou la médecine.

Comme j’aimais les sciences et que ce métier correspondait à mes aspirations, j’ai foncé. Mais c’est en pratiquant que j’ai réellement compris que c’était ma voie.

Comment as-tu géré la difficulté des études de médecine ?

La première année a été un véritable marathon. J’étudiais entre 10 et 12 heures par jour tout en trouvant un équilibre avec du sport et du scoutisme.

Ce que j’avais appris aux Vignes en termes de méthodologie et d’organisation m’a énormément aidée.

Savoir travailler est un apprentissage en soi, et une fois qu’on maîtrise une bonne méthode, tout devient plus accessible.

Quel conseil donnerais-tu à une jeune fille qui voudrait faire médecine ?

Je lui dirais que tout le travail qu’elle fait aujourd’hui n’est pas vain.

Même si toutes les notions ne lui serviront pas directement, exercer son cerveau comme un muscle est essentiel.

Elle doit s’accrocher à son rêve, car les études sont passionnantes et le métier aussi. Ne pas s’angoisser pour l’avenir, avancer un jour après l’autre et se concentrer sur l’année qu’elle vit en ce moment.

Pour conclure, quel souvenir marquant gardes-tu des Vignes ?

Beaucoup de joie et de fous rires ! Le premier avril, les dîners à thème, les amitiés qui durent encore aujourd’hui…

Il y avait une bienveillance rare qui nous a permis de grandir dans un environnement sécurisant avant de nous envoler vers le lycée et au-delà.